Compte-rendu de Paul Dorn, critique d'art pour le Davis Enterprise
Marlene Bloomberg, dit Marilyn Moyle dans le Davis Enterprise (26 mars I996), a tranquillement créé un style tout à elle. Elle travaille chez elle, sans atelier compliqué ni équipement cher. " Amour en cage", par exemple, est un travail délicat qui montre un oiseau bleu pale dans une cage dorée. La cage est faite de fils métalliques. Ce qui rend ce travail intéressant, c'est le trou dand la cage qui permetttra finalement à l'oiseau d'échapper. Les images dont elle se sert sont personnelles et historiques en même temps, et aussi superbement réalisées.
Nancy Servis, dans
son compte-rendu du I6 janvier 2OOO pour le Davis Enterprise dit que l'exposition
du Pence Gallery "Du mur à la scène", est faite pour susciter des considérations
esthétiques chez le spectateur.
Ces expositions sont uniformément séduisantes. Elles excitent la pensée et sont
d'habitude dynamiques.
Cette exposition ébloissante reflète les liens assez habituels entre les arts
visuels et ceux du théatre.
Les deux artistes ( D.R. Wagner et Marlene Bloomberg ) se servent de la littérature,
des mots et du théatre comme constituants de leurs travaux épurés et plein de
couleur.
Née en France, Marlene Bloomberg traite de thèmes relevant de la littérature
française dans son travail. Des scènes vivantes, qui sont quelquefois comme
les cousines textiles de manuscrits, provoquent et une interprétation mystérieuse
des images et une valorisation de la technique
A propos de l'exposition jumelée
au "Pence Gallery" de Marlene Bloomberg et de D.R. Wagner, Karli
Kane écrit dans son article du California Aggie (20 janvier 2000),
qu'en dépit de leurs deux styles différents, ce sont des ouvrages incoyables
et qui valent d'être vus.
Pouvoir fabriquer des compisitions si vivantes et détaillées avec seulement
une aiguille et du fil, c'est vraiment être doué.
Janet I. Martineau dans le "Saginaw News" (11 mars 2000) écrit :
"Serpents, escargots et hippocampes" se sont joints aux "Oiseaux dans
l'art" au Saginaw Art Muséum.
En miniature.
Et tout ça parce qu'une Californienne de 62 ans, née en France, prit le taureau
par les cornes à propos de la tapisserie, un ouvrage de dames.
"Je préfère appeler mes ouvrages des travaux sur canevas, ou des travaux sur
textiles", dit Marlene Bloomberg de ses 23 créations qui pendent aux cimaises
du musée au 1126 N Michigan Avenue.
"Je ne suis ni féministe ni paranoïaque, maid c'est un fait qu'avec le terme
tapisserie elles sont considérées comme des ouvrages de dames, comme des choses
qu'une ménagère fait, et qui sont sans valeur".
"J'entends valoriser le travail de femmes, avec des expositions dans les musées
comme celle-ci.
Sous le titre Serpents, escargots, et hippocampes, ces travaux de 50
sur 38 centimètres sont exposés jusqu'au 26 mars.
Marlene Bloomberg, qui a émigré aux Etats -Unis en 1962, quand elle s'est mariée,
montre de la fantaisie dans ses oeuvres.
" Cinq hippocampes
et une douzaine de roses" montrent exactement ça. De même pour "
Un dragon et trois libellules", et "
La nuit de l'iguane"
"Le jour des locustes" est né après avoir lu et vu le livre et le film
et parce que Marlene Bloomberg trouvait que les deux titres étaient des compagnons
naturels.
Dans " La dame blanche"
on trouve un hibou blanc en compagnie de quelques bijoux.
"Ce dernier vient d'un programme à la télévision française", dit Marlene Bloomberg
avec un accent français toujours très sensible.
"Il dure une heure et s'appelle "La dame blanche". Il m'a fallu pas mal de temps pour m'apercevoir que ce personnage n'est rien
d'autre qu'un hibou de garage.
J'ai aussi vu une exposition de bijoux à Paris d'un réalisateur très connu (Jean
Schlumberger). J'ai fait des croquis de certains bijoux et je les ai mis avec
le hibou. J'aime prendre deux choses complètement différentes et les mettre
ensemble.
Comme dit Matisse "Je ne fais pas simplement de jolies choses, mais le rapport
entre elles"
Un de ses tableaux préférés dans l'exposition est Métaphore, qui montre une fleur laquelle est simultanémént un oiseau. Ce
n'est ni une chose ni l'autre mais quelque chose entre les deux.
Qui plus est, et elle le répète maintes fois, l'art se doit de libérer les gens
de la routine quotidienne et d'offrir beauté et plaisir.
"Il ne faut pas que l'art s'attarde sur les insuffisances de la vie ou fasse
des exposés".
Ses tableaux comptent un point au centimètre sur canevas, et elles les considèrent
comme de la thérapie qui a économisé des sommes énormes de psychothérapie.
Coudre, prétend-elle, vous amène près du nivarna. Tous les gens qui font de
la couture vous le diront. "Je crois que c'est parce que coudre vous occupe
les mains. Il est bon d'avoir les mains occupées parce que l'on devient nerveux
si l'on pense tout le temps. Quand vos mains sont occupées, votre esprit peut
aller à la dérive.
Marlene Bloomberg estime qu'il lui faut 40 heures pour compléter un de ses travaux
qu'elle dessine d'abort sur du papier, puis calque sur le canevas.
Elle travaille sept jours par semaine. Elle a une nouvelle idée chaque mois.
Il y a huit ans elle a décidé d'attaquer le monde des musées, dans l'espoir
de voir son travail considéré comme plus que de l'artisanat, comme du travail
sérieux et non comme un ouvrage féminin.
Jusqu'ice Marlene Bloomnberg a convaincu presque une douzaine de musées ou de
galeries d'essayer. Saginaw est entré dans la liste quand Marlene Bloomberg a acheté
le numéro d'"Art in America" qui donne tous les noms des musées dans
le pays, et ce qu'ils aiment montrer ou acceptent de montrer.
Marlene Bloomberg affirme qu'elle a toujours travaillé avec une aiguille.
Il y a trente ans elle a fait un kit de tapisserie pour voir comment s'était
fait.Après ce premier essai, avec un dessin déjà dessiné, elle a commencé à
créer les siens et elle pousse les autres à en faire autant.
"On doit faire cà petit à petit. D'abort vous faites le dessin, ou vous faites
une photocopie de quelque chose que vous aimez. Puis vous le calquez sur un
canevas. Puis vous allez au magasin, vous cherchez les fils à broder DMC, et
vous vous mettez à choisir vos couleurs."
"C'est cà ce que je préfère, choisir les couleurs et me servir de mon imagination.